La stratégie nationale pour les technologies quantiques 

Par Betty Sfez et Jules Billard | 22/01/21

Le gouvernement a présenté sa stratégie nationale pour les technologies quantiques à l’université de Paris-Saclay (au Centre de Nanoscience et de nanotechnologies du CNRS) devant les différents acteurs de ce domaine.

A cette occasion, il a été rappelé le souhait de faire rentrer la France dans le triumvirat des pays leaders en matière de technologies quantiques (pour les nommer les États-Unis et la Chine). Ce plan quantique permettrait ainsi à la France de retrouver sa souveraineté numérique et compenser ainsi la perte qu’elle avait subie, avec l’Europe, depuis l’arrivée des GAFAM sur le marché.

A travers cette stratégie nationale, l’État français se donne les moyens de son ambition avec un financement tripartie (80% État, 10% Union Européenne, 10% partenaires privés) à hauteur de 1,8 Milliards d’euros sur les cinq prochaines années.

Ce plan quantique détaille les différents domaines, instruments et montants d’investissements, A ce titre, si la France effectue des investissements dans des domaines similaires aux pays déjà dotés d’un plan quantique (ex. la simulation et du calcul quantique, de la cryptographie et des télécommunications quantiques et de la métrologie quantique…..), il est intéressant de relever que la stratégie française se distingue des autres pays en choisissant d’investir dans les technologies dites capacitantes ou habilitantes comme la cryogénie, les lasers, et l’électronique bas bruit. Par ailleurs, en choisissant d’investir 352 millions d’euros pour développer et diffuser l’usage des simulateurs et accélérateurs « NISQ » (Noisy Inermediate Quantum), la France compte bien héberger la première infrastructure au monde d’ordinateurs quantiques hybrides.

Enfin, cette stratégie nationale mise également sur les futurs talents français puisque l’État s’engage à former 5 000 nouveaux profils (techniciens, ingénieurs, docteurs) spécialisés et 1700 jeunes chercheurs spécialisés (ex. ouverture de filières spécialisées et augmentation du nombre de thèses dédiées). Ces actions de formation permettront de créer 16 000 emplois directs à l’horizon 2030.

La présentation de ce plan quantique en janvier 2021, nous donne l’occasion de revenir sur quelques levées de fonds réalisées par les startups du secteur, telles que :

  • La startup Alice&Bob qui, en mai 2020, a levé 3 millions d’euros pour le développement du premier ordinateur quantique universel et sans erreur. Le Cabinet Solegal a eu le plaisir d’accompagner la startup dans son opération de levée de fonds.

 

  • La startup Qubit Pharmaceuticals qui, en juin 2020, a clôturé un tour de pré-amorçage (dont le montant n’a pas été rendu public) auprès de plusieurs investisseurs en capital-risque dont Quantonation. Cette start-up travaille sur des logiciels de simulation avancée pour le développement de médicaments, grâce à la prise en compte des effets quantiques dans la dynamique moléculaire.

 

  • La start-up Quandela qui, en juillet 2020, a clôturé sa levée de fonds d’amorçage à 1,5 M€, afin de développer des sources mono-photon uniques performantes et fiables qui sont une brique technologique fondamentale pour la réalisation d’ordinateurs quantiques photoniques, les réseaux quantiques sécurisés et des senseurs ultra-précis.

Solegal AARPI – Janvier 2021

Betty SFEZ – Avocat associé

Jules Billard – Juriste

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